Depuis plusieurs années, le niveau général des étudiants français ne cesse de décroître. Le fonctionnement archaïque des universités française incite les étudiants les plus méritants à s'exiler à l'étranger afin de trouver une communauté qui les accueille à leur juste valeur. Les étudiants de France évoluent dans des locaux souvent vétustes ou dégradés, parfois même insalubres ; ils subissent de plus les violences répétées de groupuscules réactionnaires s'opposant à toute réforme par la force. Pour ne rien arranger, beaucoup d'étudiants s'engagent dans des filières sans débouché.
Le gouvernement a récemment entrepris une réforme des universités, qui a provoqué une levée de boucliers des syndicats d'étudiants ou des personnels universitaires. Qu'en est-il réellement de cette réforme ? Est-elle aussi ambitieuse que le gouvernement le promet, mène-t-elle les universités à la catastrophe comme le soutiennent la plupart des syndicats concernés ou bien n'est-elle encore qu'une énième tentative timorée de changer les engrenages rouillés de l'éducation nationale ? Qu'en est-il de sa contestation dans les facultés ?
Pour répondre à ces questions, nous avons eu le plaisir d'accueillir Monsieur Jean-Louis Caccomo, maître de conférence à l'université de Perpignan, directeur des relations internationales de l'IAE de Perpignan et directeur de master.
C'était le 9 avril 2009 à Grenoble.